Max Raedecker, un Hollandais amoureux de la Corrèze

maxraedeckerPour célébrer le centenaire de sa naissance, le musée Labenche consacre une exposition à Max Raedecker, un étonnant peintre hollandais tombé amoureux de la Corrèze. Vous avez jusqu’au 10 novembre, attention : derniers jours !

Une famille d’artistes

Son père, Willem, ses oncles John et Anton, son cousin Han (le fils de John pour que vous puissiez suivre), étaient sculpteurs, tandis que son frère Jan était peintre… et signe que le don se transmet de génération en génération, son fils, Marnix, est également sculpteur !

Un amoureux de la région

Max Raedecker.

Max Raedecker.

Né en 1914, à l’aube de la Première guerre mondiale, c’est au début de la Seconde qu’il découvre le Limousin. En 1940, il rejoint le maquis français. Entre les deux, une formation de peintre, un séjour à Paris, un autre à Florence pour parfaire son art de la peinture. Il tombe amoureux de la Corrèze et décide d’installer un atelier à Chaunac. Il partagera toute sa vie entre sa région d’adoption, Paris où il a également un atelier à la Ruche, et les Pays-Bas.

Alors qu’il voulait revoir la Corrèze une dernière fois, il meurt en 1987, dans l’ambulance qui le transportait à Chaunac. Il souffrait d’insuffisances pulmonaires.

"Le pont des Angles" (1964), choisi pour Géoculture en Limousin.

« Le pont des Angles » (1964), choisi pour Géoculture, Limousin vu par les artistes

Pour preuves que la région l’avait également adopté, une rétrospective avait été organisée en 1998 au château de Sédières, une de ses œuvres a été choisie cette année pour l’exposition Géoculture, Limousin vu par les artistes
… Et, très symbolique en cette année anniversaire, le Centre régional des musiques traditionnelles et la famille du peintre ont organisé récemment une journée portes ouvertes de son atelier de Chaunac.

Son œuvre

Inspiré par les courants modernes de la peinture du XXe siècle, on dit que son œuvre évoque Bonnard et Matisse. Rien que ça ! Et c’est vrai qu’en y regardant de plus près, on y voit une familiarité dans le choix des couleurs, dans ces passages permanents entre le figuratif et l’abstrait.

© Max Raedecker-Musée Labenche.

© Max Raedecker-Musée Labenche.

Il multiplie également les supports et les techniques : gouache, sanguines, pastels, huiles, etc… Sa formation, ses voyages, notamment en Italie, ont fait de lui un peintre européen, autant influencé par ses aînés hollandais que par des maîtres de tous horizons.

C’est tout cela que vous pourrez découvrir au musée Labenche, un fantastique hommage à la région, grâce à une soixantaine de peintures et dessins de 1931 à 1980, une occasion unique de découvrir un artiste à côté duquel vous êtes peut-être passé. Un peintre majeur de ce XXe siècle amoureux de votre région, avouez qu’il y a de quoi se laisser séduire.

L’art comme une maladie

Lorsque l’on évoque Max Raedecker, la citation qui revient le plus souvent est : « ce n’est pas un métier, mais une maladie, dont tu ne peux jamais te débarrasser ». Ainsi parlait-il de son œuvre. Une maladie semble-t-il héréditaire puisque, comme nous vous le disions, son fils est à son tour devenu artiste. Et comme son père, il s’est installé un atelier à Chaunac et un autre… à la Ruche !

Mais en attendant de découvrir le travail de son fils Marnix, courez à l’exposition que consacre le Musée Labenche à son père !

Musée Labenche d’art et d’histoire
26 bis bd Jules Ferry
19100 Brive-La-Gaillarde
tél. : 05.55.18.17.70

 

 

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